Label Flamme Verte : que garantit-il vraiment et comment le vérifier ?

Sommaire

Lorsqu’on envisage l’installation d’un poêle à bois, d’un poêle à granulés, d’un insert ou la rénovation d’une cheminée, le label Flamme Verte apparaît souvent parmi les principaux critères de choix. Il est associé à la performance énergétique, à la réduction des émissions polluantes et, dans certains cas, à l’obtention d’aides financières.

Mais que garantit réellement ce label ? Un appareil Flamme Verte consomme-t-il forcément moins ? Le label concerne-t-il les cheminées et les appareils à éthanol ? Comment vérifier qu’un modèle précis est bien labellisé sans se fier uniquement à une brochure commerciale ?

Le label Flamme Verte constitue un indicateur sérieux pour comparer les appareils indépendants de chauffage au bois. Il ne garantit cependant ni la qualité de l’installation, ni le bon dimensionnement de l’appareil, ni ses performances réelles dans toutes les conditions d’utilisation. Voici les points essentiels à connaître avant de choisir votre équipement.

Qu’est-ce que le label Flamme Verte ?

Créé en 2000 avec le concours de l’ADEME et des professionnels de la filière, le label Flamme Verte distingue les appareils domestiques de chauffage au bois répondant à des exigences précises de performance énergétique et environnementale.

Pour les appareils indépendants, il concerne notamment :

  • les poêles à bois ;
  • les poêles à granulés ;
  • les inserts à bois ;
  • les inserts à granulés ;
  • les foyers fermés ;
  • les cuisinières à bois ;
  • certains appareils équipés d’un bouilleur.

Le label peut également s’appliquer aux chaudières domestiques fonctionnant au bois, aux granulés ou aux plaquettes forestières. Ces équipements relèvent toutefois du chauffage central et ne correspondent pas aux solutions proposées par JMP Habitat.

Le label est géré par le Syndicat des énergies renouvelables. Son référentiel évolue régulièrement afin de renforcer progressivement les exigences applicables aux appareils commercialisés en France.

Pour obtenir le label, un modèle doit respecter différents seuils concernant son efficacité énergétique saisonnière et ses émissions polluantes. Ses performances doivent être justifiées par des essais réalisés selon des protocoles normalisés.

Le label porte donc sur les caractéristiques techniques d’un appareil précis. Il ne certifie pas l’ensemble du projet de chauffage.

Que garantit réellement le label Flamme Verte ?

Le label Flamme Verte garantit que l’appareil respecte, dans des conditions d’essai normalisées, des seuils de performance énergétique et d’émissions polluantes.

Cinq critères principaux sont pris en compte :

  • l’efficacité énergétique saisonnière ;
  • les émissions de monoxyde de carbone, ou CO ;
  • les émissions de particules fines, ou PM ;
  • les émissions de composés organiques volatils, ou COV ;
  • les émissions d’oxydes d’azote, ou NOx.

L’objectif est d’identifier les appareils capables de mieux utiliser l’énergie contenue dans le bois ou les granulés tout en limitant les rejets liés à la combustion.

Depuis 2025, les nouvelles demandes de labellisation doivent également fournir des valeurs d’émissions lorsque l’appareil fonctionne à charge partielle, sauf pour certains modèles qui ne sont pas conçus pour fonctionner dans ces conditions.

Cette évolution est importante, car un poêle ou un insert ne fonctionne pas toujours à sa puissance nominale. Il peut être utilisé à une allure réduite pendant les périodes moins froides. Or, une combustion trop lente ou mal maîtrisée peut entraîner une baisse des performances et une augmentation des émissions.

Quels sont les critères Flamme Verte pour le bois et les granulés ?

Les seuils du label Flamme Verte ne sont pas identiques pour les appareils fonctionnant avec des bûches et ceux alimentés avec des granulés.

Selon le référentiel applicable depuis le 1er janvier 2025, les principaux critères sont les suivants :

Critère Appareil à bois bûche Appareil à granulés
Efficacité énergétique saisonnière minimale
65 %
79 %
Émissions maximales de monoxyde de carbone
1 500 mg/Nm³
300 mg/Nm³
Émissions maximales d’oxydes d’azote
200 mg/Nm³
200 mg/Nm³
Émissions maximales de particules
40 mg/Nm³
20 mg/Nm³
Émissions maximales de COV
120 mg/Nm³
60 mg/Nm³
Total maximal particules + COV
130 mg/Nm³
40 mg/Nm³

Ces valeurs permettent de comparer différents appareils dans des conditions d’essai identiques. Elles ne doivent toutefois pas être interprétées comme une prévision exacte des performances obtenues dans chaque habitation.

Il faut également éviter de confondre l’efficacité énergétique saisonnière avec le rendement nominal souvent indiqué sur les fiches produits. Ces deux données sont liées, mais elles ne sont pas calculées de la même manière.

L’efficacité énergétique saisonnière tient compte du fonctionnement de l’appareil sur une période plus large, ainsi que de certains éléments liés à sa régulation ou à sa consommation auxiliaire.

Que signifie la mention « Flamme Verte 7 étoiles » ?

Pendant plusieurs années, le label Flamme Verte a utilisé un classement par étoiles. Les appareils les plus performants étaient identifiés par sept étoiles.

Aujourd’hui, la présentation du label a évolué. La mention « labellisé Flamme Verte » correspond au niveau de performance autrefois désigné par les sept étoiles. Certains fabricants peuvent toutefois continuer à afficher l’expression « Flamme Verte 7 étoiles », notamment parce que plusieurs textes et dispositifs d’aide utilisent encore cette formulation.

Les mentions suivantes peuvent donc coexister :

  • Flamme Verte ;
  • Flamme Verte 7 étoiles ;
  • le logo Flamme Verte associé à la référence du produit.

La présence de sept étoiles sur une ancienne documentation ne permet cependant pas de connaître la situation actuelle du modèle. La vérification doit toujours être effectuée à partir de sa référence exacte dans le catalogue officiel.

Quels appareils peuvent bénéficier du label Flamme Verte ?

Le label Flamme Verte s’applique aux appareils qui utilisent le bois ou certains combustibles ligneux solides.

Il peut notamment être attribué à :

  • un poêle fonctionnant avec des bûches ;
  • un poêle à granulés ou pellets ;
  • un insert à bois ;
  • un insert à granulés ;
  • un foyer fermé ;
  • un poêle de masse ;
  • une cuisinière à bois.

Il ne suffit pas qu’un appareil fonctionne au bois pour être automatiquement labellisé. Le fabricant doit intégrer la référence dans sa démarche de labellisation et fournir les justificatifs techniques demandés.

Toutes les références d’une même marque ne sont donc pas nécessairement Flamme Verte.

Une cheminée peut-elle être labellisée Flamme Verte ?

Le mot « cheminée » peut désigner plusieurs éléments : l’habillage décoratif, le foyer, l’insert ou encore le conduit de fumée. Il est donc nécessaire de distinguer chaque composant.

Une cheminée ouverte ne peut pas bénéficier du label Flamme Verte. Son rendement est faible, car une grande partie de la chaleur produite s’échappe directement par le conduit. Elle génère également davantage de particules qu’un appareil fermé récent correctement utilisé.

En revanche, les équipements suivants peuvent être labellisés :

  • un insert installé dans une cheminée existante ;
  • un foyer fermé intégré à une cheminée neuve ;
  • un insert à granulés ;
  • certains foyers fonctionnant au bois.

Dans ce cas, le label porte uniquement sur l’insert ou le foyer fermé. Il ne certifie pas :

  • l’habillage de la cheminée ;
  • le conduit existant ;
  • le tubage ;
  • l’arrivée d’air ;
  • les travaux d’installation ;
  • la conformité de la fumisterie.

Lors de la rénovation d’une cheminée ancienne, il faut donc vérifier séparément les performances du nouvel appareil et la faisabilité technique de son installation.

L’état du conduit, son diamètre, sa hauteur, son étanchéité, son isolation et son tirage doivent être étudiés avant le choix définitif de l’insert ou du foyer fermé.

Les appareils à éthanol sont-ils labellisés Flamme Verte ?

Non. Les poêles, inserts et cheminées à éthanol ne peuvent pas obtenir le label Flamme Verte.

Le label est réservé aux appareils utilisant le bois ou certains combustibles ligneux solides, comme les bûches, les granulés et les plaquettes forestières. L’éthanol ne fait pas partie de son périmètre.

L’absence du label sur un appareil à éthanol n’est donc pas une anomalie et ne signifie pas automatiquement que le produit est de mauvaise qualité. Il s’agit simplement d’une autre catégorie d’appareils, répondant à un usage différent.

Les poêles et inserts à éthanol sont principalement conçus pour profiter d’une vraie flamme décorative, sans conduit et sans gros travaux. Ils permettent de créer une ambiance chaleureuse et contemporaine, mais ne doivent pas être considérés comme des appareils de chauffage équivalents à un poêle à bois ou à granulés.

Pour choisir un modèle à éthanol, il faut examiner d’autres critères :

  • la conformité aux normes applicables ;
  • la stabilité de l’appareil ;
  • la sécurité du réservoir ;
  • les caractéristiques du brûleur ;
  • les dispositifs limitant les risques de débordement ;
  • les consignes d’allumage et de remplissage ;
  • le volume minimal de la pièce ;
  • les besoins de ventilation ;
  • les distances de sécurité.

Les appareils à éthanol que nous proposons sont des solutions de flamme décorative et d’ambiance, et non des équipements Flamme Verte.

Un appareil Flamme Verte peut-il chauffer toute une maison ?

Un poêle ou un insert à bois ou à granulés est un appareil de chauffage indépendant. Il diffuse principalement sa chaleur dans la pièce où il est installé et, selon la configuration du logement, dans certains espaces voisins.

Il ne fonctionne pas comme une chaudière raccordée à un réseau de radiateurs ou à un plancher chauffant. Il ne permet donc pas de distribuer uniformément la chaleur dans toutes les pièces d’une habitation.

La capacité d’un poêle ou d’un insert à chauffer une partie du logement dépend notamment :

  • de la surface de la pièce de vie ;
  • du volume à chauffer ;
  • du niveau d’isolation ;
  • de la disposition des pièces ;
  • de l’ouverture des espaces ;
  • de la présence d’un étage ;
  • de la circulation naturelle de l’air chaud ;
  • de la puissance de l’appareil ;
  • de la température extérieure.

Dans une maison bien isolée et largement ouverte, un poêle peut apporter une part importante de la chaleur nécessaire dans la zone de vie. Cela ne le transforme pas pour autant en système de chauffage central.

Il faut donc conserver ou prévoir une solution permettant de chauffer les pièces éloignées, les chambres, la salle de bain et les espaces dans lesquels la chaleur du poêle circule difficilement.

Le label Flamme Verte garantit-il une faible consommation ?

Le label indique qu’un appareil présente une efficacité énergétique minimale dans des conditions d’essai normalisées. Un équipement performant utilise donc mieux l’énergie contenue dans le bois ou les granulés qu’un appareil ancien ou qu’une cheminée ouverte.

Il ne garantit toutefois pas une consommation précise.

La quantité de bois ou de granulés utilisée dépend notamment :

  • de la surface et du volume de la zone chauffée ;
  • de l’isolation de l’habitation ;
  • de la température souhaitée ;
  • des conditions climatiques ;
  • de la puissance de l’appareil ;
  • de la qualité du combustible ;
  • du tirage du conduit ;
  • des réglages ;
  • des habitudes d’utilisation ;
  • de l’entretien de l’appareil.

Le dimensionnement joue un rôle déterminant.

Un appareil trop puissant atteint rapidement la température souhaitée et doit ensuite fonctionner au ralenti. Cette utilisation peut dégrader la combustion, noircir la vitre, favoriser les dépôts dans le conduit et augmenter les émissions polluantes.

À l’inverse, un appareil sous-dimensionné fonctionne constamment à forte puissance sans toujours apporter le confort attendu.

Choisir la puissance la plus élevée n’est donc pas un gage de confort. Il faut sélectionner un appareil correspondant aux besoins réels de la zone à chauffer.

Le label garantit-il de faibles émissions dans le logement ?

Le label garantit le respect de seuils d’émissions lors d’essais réalisés dans des conditions précises. Il ne peut pas garantir que les mêmes résultats seront obtenus chez chaque utilisateur.

Les performances réelles dépendent fortement du combustible, de l’installation et de la manière dont l’appareil est utilisé.

Pour un poêle ou un insert à bois, des bûches trop humides brûlent mal. Elles produisent moins de chaleur, davantage de fumée et plus de dépôts dans le conduit.

Pour obtenir une combustion de meilleure qualité, il faut notamment :

  • utiliser du bois suffisamment sec ;
  • stocker les bûches dans un endroit ventilé ;
  • respecter les dimensions recommandées par le fabricant ;
  • ne pas surcharger le foyer ;
  • maintenir une arrivée d’air suffisante ;
  • éviter un fonctionnement prolongé au ralenti ;
  • privilégier un allumage par le haut lorsque l’appareil le permet ;
  • entretenir régulièrement l’appareil et le conduit.

Pour un appareil à granulés, la qualité du combustible, le nettoyage du brasier, l’entretien des échangeurs et les réglages influencent également la combustion.

Un appareil performant mal utilisé peut donc consommer davantage et émettre plus de polluants que prévu.

Le label Flamme Verte garantit-il la qualité de l’installation ?

Non. Le label Flamme Verte concerne l’appareil, pas l’entreprise qui l’installe.

Il faut distinguer plusieurs mentions souvent présentes dans les documentations et les devis :

Mention Ce qu’elle concerne
Flamme Verte
Les performances énergétiques et environnementales d’un modèle précis
Marquage CE
Le respect des exigences européennes applicables à la mise sur le marché
Étiquette énergétique
La classe énergétique et certaines caractéristiques de l’appareil
RGE Qualibois
La qualification de l’entreprise pour l’installation d’un chauffage au bois
DTU 24.1 et 24.2
Les règles techniques concernant les conduits de fumée et les travaux d’âtrerie

Un appareil Flamme Verte peut être mal dimensionné ou mal installé. Le label ne remplace donc pas une étude technique du projet.

L’installation doit notamment prendre en compte :

  • les besoins thermiques de la zone à chauffer ;
  • la puissance réellement nécessaire ;
  • l’emplacement de l’appareil ;
  • l’arrivée d’air comburant ;
  • les caractéristiques du conduit ;
  • le tirage disponible ;
  • le diamètre du raccordement ;
  • les distances avec les matériaux combustibles ;
  • la protection du sol et des murs ;
  • l’accès nécessaire pour l’entretien ;
  • les conditions de ramonage.

L’appareil, le conduit et la fumisterie doivent être étudiés comme un ensemble cohérent.

Le label Flamme Verte garantit-il la qualité et la durée de vie de l’appareil ?

Le label porte principalement sur la performance énergétique et les émissions polluantes. Il ne permet pas, à lui seul, d’évaluer toutes les caractéristiques d’un appareil.

Il ne garantit pas directement :

  • la qualité des finitions ;
  • le niveau sonore d’un appareil à granulés ;
  • la simplicité d’entretien ;
  • la disponibilité future des pièces détachées ;
  • la réactivité du service après-vente ;
  • la durée de la garantie commerciale ;
  • la facilité de programmation ;
  • la qualité de l’accompagnement du fabricant ;
  • la longévité réelle de l’appareil.

Deux modèles Flamme Verte peuvent donc présenter des différences importantes en matière de conception, de confort d’utilisation et de service après-vente.

Avant de choisir, il est utile de comparer la qualité de fabrication, les garanties, l’accessibilité des pièces d’usure, les besoins d’entretien et l’expérience de la marque.

Le label Flamme Verte donne-t-il automatiquement droit aux aides financières ?

Un appareil Flamme Verte répond généralement aux critères de performance demandés pour plusieurs dispositifs d’aide liés au chauffage au bois. Le label facilite notamment la justification des niveaux d’émissions exigés.

Il ne garantit toutefois pas, à lui seul, l’obtention d’une aide financière.

L’éligibilité dépend également :

  • de la nature des travaux ;
  • du type et de l’ancienneté du logement ;
  • des revenus du foyer pour certaines aides ;
  • de la qualification RGE de l’installateur ;
  • des performances précises de l’équipement ;
  • de la date de la demande ;
  • des règles en vigueur au moment du projet ;
  • du respect des démarches avant la signature ou le début des travaux.

Certaines collectivités proposent également un Fonds Air Bois pour remplacer une cheminée ouverte ou un appareil ancien et peu performant. Les critères et les montants peuvent varier selon le territoire.

Avant de signer un devis, il est donc préférable de vérifier les conditions applicables auprès des organismes officiels. Une aide ne doit jamais être considérée comme acquise sur la seule présence du logo Flamme Verte.

Un appareil non labellisé est-il forcément moins performant ?

Non. Un appareil peut respecter des niveaux de performance comparables sans porter le label Flamme Verte.

La démarche de labellisation est volontaire. L’absence d’une référence dans le catalogue officiel peut avoir plusieurs explications :

  • le fabricant n’a pas demandé la labellisation ;
  • la marque n’adhère pas au dispositif ;
  • le modèle vient d’être commercialisé ;
  • la référence est distribuée sous un autre nom ;
  • l’appareil a été retiré du catalogue ;
  • le produit répond à des critères équivalents sans être labellisé.

L’ADEME tient notamment un registre d’appareils non labellisés Flamme Verte mais reconnus comme présentant des performances équivalentes pour certains dispositifs, comme le Fonds Air Bois.

L’absence de label impose néanmoins une vérification plus approfondie de la documentation technique et des rapports d’essai.

Comment vérifier qu’un appareil est réellement Flamme Verte ?

La présence du logo sur une brochure, une publicité ou une page consacrée à une marque ne suffit pas. Le label est attribué à une référence précise.

Relever la référence complète du modèle

Demandez au vendeur ou à l’installateur :

  • la marque ;
  • le nom commercial ;
  • la référence exacte ;
  • la puissance ;
  • le combustible utilisé ;
  • l’éventuelle variante du modèle.

Une différence de lettre, de chiffre ou de puissance peut correspondre à un autre appareil.

Rechercher l’appareil dans le catalogue officiel

Le site officiel Flamme Verte met à disposition un moteur de recherche permettant de sélectionner le type d’appareil, le combustible et la marque.

La référence proposée sur le devis doit correspondre à celle présente dans la base.

Il ne faut pas seulement vérifier que la marque apparaît parmi les fabricants partenaires. Toutes les références d’une marque ne sont pas nécessairement labellisées.

Comparer les caractéristiques techniques

Vérifiez la cohérence entre le catalogue officiel, la documentation du fabricant et le devis :

  • référence ;
  • puissance nominale ;
  • combustible ;
  • rendement ;
  • efficacité énergétique saisonnière ;
  • émissions annoncées ;
  • dimensions ;
  • diamètre de raccordement.

En cas de différence, demandez une confirmation écrite avant de signer.

Faire inscrire la référence sur le devis et la facture

Une formulation générale comme « fourniture d’un poêle Flamme Verte » manque de précision.

Le devis doit idéalement mentionner :

  • la marque ;
  • le modèle ;
  • la référence complète ;
  • la puissance ;
  • le type de combustible ;
  • la mention Flamme Verte ;
  • les principales performances.

Cette précision facilite la comparaison des offres, la vérification du produit et la constitution d’un éventuel dossier d’aide.

Les appareils Flamme Verte sont-ils contrôlés ?

Les performances annoncées doivent être justifiées par des rapports d’essai réalisés par des laboratoires indépendants et accrédités.

Le dispositif prévoit également des prélèvements de contrôle. Pour les entreprises membres de la section consacrée aux appareils indépendants, un produit est sélectionné puis testé dans un laboratoire partenaire différent de celui ayant réalisé le rapport initial.

Les contrôles portent notamment sur :

  • la puissance ;
  • l’efficacité énergétique saisonnière ;
  • le monoxyde de carbone ;
  • les oxydes d’azote ;
  • les particules fines ;
  • les composés organiques volatils.

Lorsque les résultats ne correspondent pas aux performances annoncées, les valeurs peuvent être corrigées. Si l’appareil ne respecte plus les exigences du référentiel, il peut être retiré du catalogue Flamme Verte.

Le label ne repose donc pas uniquement sur une déclaration commerciale du fabricant.

Que ne garantit pas le label Flamme Verte ?

Pour éviter toute confusion, le label Flamme Verte ne garantit pas :

  • que l’appareil est adapté à votre logement ;
  • que sa puissance est correctement dimensionnée ;
  • qu’il pourra chauffer toutes les pièces ;
  • que le conduit existant peut être conservé ;
  • que la fumisterie est conforme ;
  • que l’installation sera correctement réalisée ;
  • que le bois utilisé sera suffisamment sec ;
  • que la consommation réelle correspondra à une valeur précise ;
  • que l’appareil donnera automatiquement droit à une aide ;
  • que toutes les références de la marque sont labellisées ;
  • que l’appareil bénéficiera d’un service après-vente de qualité ;
  • que les pièces détachées resteront disponibles pendant toute sa durée de vie.

Flamme Verte est donc un indicateur technique important, mais il doit être complété par une étude sérieuse du logement et de l’installation.

Comment bien choisir son poêle, son insert ou sa cheminée ?

Le choix d’un appareil ne doit pas commencer uniquement par le design ou par la puissance maximale affichée. Il doit partir de la configuration du logement et de la zone que l’on souhaite chauffer.

Avant de sélectionner un modèle, il convient d’étudier :

  • la surface et le volume de la pièce ;
  • l’isolation de l’habitation ;
  • la disposition des espaces ;
  • la circulation possible de la chaleur ;
  • le chauffage déjà présent ;
  • la présence ou non d’un conduit ;
  • l’état du conduit existant ;
  • la place disponible pour l’appareil ;
  • les possibilités de stockage du bois ou des granulés ;
  • le niveau d’autonomie souhaité ;
  • les contraintes d’utilisation et d’entretien ;
  • le budget consacré à l’appareil, à la fumisterie et à la pose.

Un poêle à bois permet de chauffer efficacement une pièce de vie ou une zone ouverte tout en profitant du caractère authentique des flammes.

Un poêle à granulés offre une alimentation automatisée, une programmation et une régulation plus précise. Il nécessite toutefois une alimentation électrique et un entretien adapté à ses composants.

Un insert permet de transformer une cheminée existante en appareil fermé plus performant, sous réserve que le conduit et son environnement puissent être adaptés.

Ces équipements restent des appareils de chauffage indépendants. Ils ne distribuent pas la chaleur dans toutes les pièces comme une chaudière raccordée à un réseau de radiateurs ou à un plancher chauffant.

Les appareils à éthanol répondent à un autre usage. Ils permettent de profiter d’une vraie flamme décorative, sans conduit ni gros travaux, mais ne sont pas concernés par le label Flamme Verte.

Flamme Verte : un repère utile qui ne remplace pas une étude du projet

Le label Flamme Verte permet d’identifier des poêles, inserts et foyers fermés à bois ou à granulés répondant à des exigences élevées de performance énergétique et de limitation des émissions polluantes.

Il constitue un premier critère de sélection fiable, mais il ne garantit ni le bon dimensionnement de l’appareil, ni la qualité de la fumisterie, ni la conformité de l’installation. Il ne signifie pas non plus qu’un poêle ou un insert pourra chauffer uniformément l’ensemble de l’habitation.

Enfin, le label ne concerne pas les appareils à éthanol, qui sont principalement destinés à créer une flamme décorative sans conduit ni gros travaux.

Vous envisagez l’installation d’un poêle, le remplacement d’un insert ou la rénovation de votre cheminée ? Nous vous accompagnons dans l’étude de votre projet, le choix d’un appareil adapté à la zone à chauffer et la réalisation d’une fumisterie cohérente avec votre logement.

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Vous manquez de temps ? Découvrez l’essentiel dans notre post récapitulatif !

FAQ sur le label Flamme Verte

Non. Il s’agit d’un label volontaire. L’appareil doit néanmoins respecter les exigences réglementaires applicables à sa mise sur le marché et son installation doit être conforme aux règles techniques en vigueur.

Non. Un appareil récent peut ne pas être labellisé. Il faut vérifier sa référence dans le catalogue officiel.

Oui. Le label porte sur des références précises et non sur l’ensemble du catalogue d’une marque.

Pas nécessairement. Il a pu être labellisé selon les exigences applicables au moment de sa commercialisation. Les critères du label ont évolué au fil des années.

Non. Seul l’insert ou le foyer fermé intégré à la cheminée peut éventuellement bénéficier du label.

Oui. Un insert à granulés peut obtenir le label s’il respecte les critères techniques correspondants.

Non. L’éthanol ne fait pas partie des combustibles couverts par le label. Ces appareils répondent principalement à un usage décoratif.

Un poêle chauffe principalement la pièce dans laquelle il est installé et certains espaces voisins. Il ne distribue pas uniformément la chaleur dans toutes les pièces comme un chauffage central.

Non. Un appareil trop puissant risque de fonctionner fréquemment au ralenti, ce qui peut réduire la qualité de la combustion et favoriser l’encrassement. La puissance doit être adaptée au volume et à l’isolation de la zone à chauffer.

La vérification doit être effectuée dans le catalogue officiel Flamme Verte à partir de la marque et de la référence exacte du modèle.

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